31-05-1805 : COSMAO-KERJULIEN reprend le Rocher du DIAMANT (MARTINIQUE).

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jacknap1948
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31-05-1805 : COSMAO-KERJULIEN reprend le Rocher du DIAMANT (MARTINIQUE).

Message par jacknap1948 » Lun Mai 31, 2021 6:43 am

31 Mai 1805 : Cosmao-COSMAO-KERJULIEN reprend le Rocher du DIAMANT (MARTINIQUE).



Le 31 Mai 1805, reprise du Rocher du Diamant, île située dans les Caraïbes au Sud-Est de la Martinique.

Le Capitaine de Vaisseau Cosmao-Kerjulien (1761-1825) parvient à reprendre l'île tenue par les Britanniques.

La Garnison se rend aux Français le 2 Juin 1805.

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(Tableau - Cosmao-Kerjulien).



LES AMIS DU PATRIMOINE NAPOLÉONIEN.


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La prise du Rocher du Diamant (31 mai au 2 juin 1805).



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Le Rocher du Diamant de nos jours.

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La flotte française commandée par Cosmao-Kerjulien attaquant le Rocher du Diamant (Huile sur toile d'Auguste Mayer).

Le rocher du Diamant (haut de 176 m), situé à une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau au sud de Fort-de-France (Fort Royal à l'époque), avait été occupé au début de 1804 par les Britanniques qui y avaient aménagé des défenses avec des réserves de vivres et munitions.

Observatoire privilégié, avec une visibilité pouvant atteindre 70 kilomètres, il permettait de contrôler les accès et sorties de Fort-de-France qui se font principalement par le sud.

Dans le passé, un essai pour réduire la position, avec des chaloupes, avait échoué en raison des forts courants.

Le vice-amiral Villaret-Joyeuse, capitaine-général de la Martinique, sollicite l'amiral Villeneuve pour réduire ce « symbole d'insolence aux portes de la Martinique », lequel accepte de se prêter à cette opération qui, du reste, avait été formellement prescrite par Napoléon.

Une division composée des vaisseaux le Pluton et le Berwick, de la frégate la Syrène et des corvettes la Fine et l’Argus, est chargée, sous le commandement du capitaine de vaisseau Cosmao, de transporter les troupes destinées à l'opération projetée et de les soutenir.

Le 31 mai, à l'aube, la division du capitaine Cosmao s'approche du Diamant, accompagnée de quatre chaloupes et de quatre canots, fournis par moitié par l'escadre française et moitié par l'escadre espagnole.

Le feu des vaisseaux et autres bâtiments de la division force les Anglais à abandonner le bas du rocher.

Malgré la riposte des assiégés, les embarcations parviennent ensuite à effectuer leur débarquement.

Aussitôt débarquées, les troupes sont bientôt maîtresses de la base du rocher, mais la progression vers le haut se heurte à une vive opposition des Anglais en position dominante.

Dans la nuit, des renforts en personnel, vivres, munitions et matériel d'escalade leur parviennent, une première tentative échoue.

La journée du 1° juin est consacrée à des reconnaissances et à la préparation de la reprise de la progression.

De nouveaux renforts parviennent dans la nuit du 1° au 2.

Un passage, trouvé par un petit groupe, permet à quelques hommes de prendre pied sur une plateforme au-dessus des positions françaises, à partir de laquelle, ils lancent des cordes qui permettent ainsi à un renfort de grimper à leur hauteur.

À partir de là, les Français escaladent de partout et s'emparent des grottes où étaient entreposées les réserves anglaises : les vivres, les munitions et surtout l'eau.

Les Anglais hissent alors sur le sommet du rocher le pavillon de reddition qui est retransmis aux combattants.

Il s'agit d'un authentique fait d'armes, dont avait bien besoin l'escadre.

L'organisation générale de l'attaque et la détermination avec laquelle les navires avaient apporté leur soutien, pour l'acheminement des troupes, par l'appui-feu et par l'approvisionnement et le renforcement des assaillants, sont à mettre au crédit du chef de l'expédition, Cosmao Kerjulien.

L'amiral Villeneuve en rendit compte en ces termes : « Cette affaire peu importante en elle-même, peut être considérée comme un beau fait d'armes, par les difficultés qu'elle présentait, et la réunion des moyens de défense que l'ennemi avait rassemblés. Elle fait le plus grand honneur à tous ceux qui y ont été employés : au capitaine Cosmao… qui a manœuvré avec beaucoup de hardiesse et d'habileté… »




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À mon très grand ami Patrice († 58).
À ma petite belle-fille Gaëlle († 31).



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Décor "simpliste" sur lequel nous avions rejoué, à 9 joueurs, la Bataille d'Eylau en 1807.

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