Saint Domingue

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Message par Siaba » Mar Août 21, 2018 8:19 pm

Est ce que quelqu'un connaitrait un ou des livres traitant de Saint Domingue sous la période révolutionnaire (1793-1802) ?
Il existe à priori pas mal de livres sur le sujet mais je cherche quelque chose d'utile pour le wargameur que je suis. Pas forcément des ordres de bataille et des planches d'uniformes, faut pas rêver, mais un livre avec un minimum de détails sur les événements et les batailles. Si quelqu'un a une suggestion, en anglais ou en français, je suis preneur :wink:
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Re: Saint Domingue

Message par Thierry Melchior » Mar Août 21, 2018 8:28 pm

Ben, comme d'hab', as-tu été sur la page ad hoc de mon site ? 8)
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Re: Saint Domingue

Message par Siaba » Mar Août 21, 2018 9:16 pm

Oui, j'ai trouvé des choses sympa mais il n'y a pas vraiment ce que je cherche. Merci en tout cas :)
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Re: Saint Domingue

Message par Benoit » Mar Août 21, 2018 9:24 pm

Connais tu ce livre


L'armée indigène : La défaite de Napoléon en Haïti Broché – 2 octobre 2014
de Jean-Pierre Le Glaunec (Auteur)

lu en bibliotheque, il y a des choses interressantes sur la période qui t'interesse je pense

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Thierry Melchior
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Re: Saint Domingue

Message par Thierry Melchior » Mar Août 21, 2018 9:27 pm

Ah, pourtant je trouve la thèse de Matthieu Brevet intéressante.
———

Sinon j'ai ça sur mon ordi (je ne trouve pas le lien), en attendant demain matin :

Les oubliés de l'Épopée Napoléonienne ou Etude sur les troupes coloniales françaises sous le Premier Empire
Par Fusilier Marc La Bréole avec l’aimable co-opération de Hercules du Bataillon de Pionners Noirs 1809 - 3 Mai 2007

Introduction
Lorsque la Révolution française éclata sur la scéne mondiale le 14 juillet 1789, la France avait un certain nombre de territoires coloniaux dispersés sur trois continents. Ces territoires n’étaient pas vastes, mais leur importance économique était reconnue. Présque tous les notables et bourgeois de ces territoires devaient leurs fortunes à l’exploitation des resources naturelles par des esclaves et le commerce international.

Afin de défendre ces posséssions et garantir la paix interne, une petite armée de troupes coloniales, différentes des régiments métropolitains ou de marine, avait était utilisée depuis le règne de Louis XIV. Cette armée était organisée en régiments coloniaux dés 1772, avec l’ordre-de-bataille suivant :

Régiments « Du Cap » et « Port-au-Prince » à Saint-Domingue ;
Régiments « Guadeloupe » et « Martinique » étaient en garnison non seulement sur ces îles mais également à St-Lucie et Tobago ;
Régiments « Isle-de-France » et « Pondichéry » assuraient la suretê de l’Ile-de-France, de la Réunion et du Pondichéry avec une compagnie d’invalides et un bataillon de sepoys.

La Guyane française avait un bataillon d’infanterie composé de 4 compagnies ;
Le Sénégal avait un bataillon d’infanterie composé de 2 compagnies ;
Saint-Pierre-et-Miquelon était gardé par une seule compagnie d’infanterie indépendante ;
L’artillerie sur toutes les colonies était fournie par le Corps Royal de l’Artillerie des Colonies.

Cette armée était composée d’environs 518 officiers et 9.935 soldats blancs ainsi que 600 soldats indiens dans le bataillon de sepoys donnant un total d’environs 11.000 hommes.

Les événements révolutionnaires en métropole étaient suivis de très prés. Partout dans les colonies, les milices coloniales étaient dissoutes et des unités de garde nationale ou « gardes citoyennes » fûte levées avec des officiers noirs et mulattos parmi certaines unités.

La montée des tensions pendant la Terreur et la crise politique en métropole par la suite ont également étaient resentis parmis les troupes coloniales. En 1790, les régiments « Guadeloupe » et « Martinique » ont dû être rapatriés par peur de mutinerie. Par la suite, les régiments présent en Saint-Domingue fûent également rapatriés pour des raisons politiques ainsi que le bataillon de la Guyane. La situation dans les autres territoires n’était guére plus stable et même en St-Pierre-et-Miquelon, une partie de la popluation s’est enfuit au Canada par peur de la ferveur révolutionnaire.

Une importante réorganisation militaire des troupes coloniales eu lieu le 29 juin 1792. A partir de ce jour, toutes les troupes coloniales fûent transférées du ministére des colonies au ministére de la guerre et les anciens titres étaient dissous et à leurs places, six régiments d’infanterie fûent crées : les 106e au 111e régiment d’infanterie de ligne. A noter toute fois que le bataillon de Sepoys en Pondichéry ne fût pas touché par ces réformes et garda le même titre et la même organisation que sous l’Ancien Régime. Le corps d’artillerie coloniale fût transféré à son tour le 20 juillet 1793 et prit le titre de 8e régiment d’artillerie. Cette réforme sonna la mort de l’ancienne armée coloniale.

La déclaration de guerre aux puissances europénnees en 1793 entraîna par la suite l’intervention militaire des britanniques sur la plupart des colonies françaises. La marine française, très touchée par l’émigration de ses officiers, ne pû s’opposer à la puissance de la Royal Navy mais ces nouvelles unités coloniales, soutenues par les jeunes gardes nationales, s’opposa avec tellement de courage à l’envahisseur britannique que les seuls territoires perdus pendant les guerres de la Révolution fûent la Martinique et le Pondichéry.

Analysons désormais la performance militaire de chaque de ces territoires. Toutefois, il est à noter que l’île de Saint-Domingue ne figure pas dans cette analyse car son histoire est beaucoup trop importante pour apparaître de cette étude. A la place, elle sera le sujet d’un futur article qui sera publié ultérieurement.

La Guadeloupe
Le 2 juin 1794, une flotte française arriva au large de la Guadeloupe, transportant 1.100 soldats sous les ordres du Représentant du Peuple Victor Hughes et le Général Aubert. En apprenant que l’île venait de tomber entre les mains des britanniques, il fût décidé de la reprendre et la campagne dura plusieurs mois et 2.000 noirs et mulattos fûrent recrutés et organisés en bataillons. Au début du mois d’octobre, les 2.000 soldats britanniques et royalistes étaient complétement encerclés. En voyant leur situation, ils déposa les armes. Les Britanniques étaient autorisés de quitter l’île mais 400 royalistes fûent exécutés. Plus tard, le Réprésentant Hughes reçu le surnom de « Robespierre des Antilles » car il ne cessa de voyager partout dans l’île à la recherche de traitres à la République et accompagné d’une guillotine portable.

Malgré cette victoire, les troupes françaises aux Antilles resta faibles. Des renforts dans la forme du Bataillon des Antilles arriva en janvier 1795 mais le blocus de la Royal Navy coupa toute communication pour les deux années suivantes. Avec l’abolition de l’esclavage, des nouveaux bataillons de noirs et mulattos fûent levés. Il est remarquable à noter qu’à partir de 1796, uniquement 1.000 hommes des 4.600 soldats en garnison en Guadeloupe étaient blancs. Les 1er et 2e Bataillons de St-Lucie (crées en mars et mai 1795) ainsi que le 1er Bataillon de Grenade (levé en juillet 1795) étaient également composé de soldats noirs qui étaient « très disciplinés mais manquant des effets vestimentaires et certains accoutrements ».

En 1798, Le Répresentant Hughes fût rappelé et des nouveaux commissaires et représantants arriva mais très peu de soldats. Napoléon, désormais Premier Consul de la République, nomma le général Lacrosse comme Capitaine-Général en Guadeloupe et celui-ci arriva sur l’île avec 400 soldats en mai 1801. Un mois plus tards, les 4.100 hommes de la garnison de Guadeloupe fûrent réorganisés en trois bataillons d’infanterie, un bataillon d’artillerie, un corps de réserve, une compagnie de sappeurs, une compagnie d’ouvriers et une petite compagnie de chasseurs à cheval.

Le général tenta également d’arrêter plusieurs officiers noirs mais les troupes sous le commandement du Colonel Pélage résista et Lacrosse fût chassé de l’île. Napoléon réagit en envoyant le général Richepanse avec 3.500 hommes, qui débarqua en Guadeloupe en mai 1802 avec ordres de désarmer les noirs de l’île. La plupart, y inclus le colonel Pélage, fûrent calmement désarmés et 600 noirs fûent intégrés plus tards dans les troupes de Richepanse mais d’autres décida de résister et la plupart était tués lors d’une rude campagne qui dura un mois. Après cela, l’esclavage fût rétablit en Guadeloupe.

L’esclavage désormais rétablit, le général Richepanse réorganisa ses forces. Il concentra tout son infanterie dans un seul bataillon du 26e de Ligne et trois bataillons du 66e de Ligne, qui débarqua en 1802 et resta en garnison sur l’île jusqu’en 1810, et trois compagnies d’artillerie. En 1809, 1.500 noirs fûrent attachés au 66e, qui augementa son effectif à 2.800 soldats. Au même moment, un petit détachement du 1er Chasseurs à Cheval ainsi qu’un détachement de la 1ere Demi-Brigade Suisse arriva sur l’île.


A cette armée professionnelle, il fût crée quatre compagnies d’ouvriers noirs (crée en 1802) qui fût réduite à une seule compagnie en septembre 1807, trois compagnies de soldats noirs sous le titre de « Chasseurs de la Guadeloupe »,une séction de gendarmes et six bataillons de gardes nationaux, chacun composée de quatre compagnies de fusiliers blancs, une compagnie de chasseurs noirs et une compagnie de dragons.

La Martinique
En Martinique, aucun probléme ne fût rencontré lorsque l’île fût réstiutué à la France par le traité d’Amiens. Cependant, il est à noter que la Martinique était sous occupation britannique depuis 1794 et que durant leur occupation, l’esclavage n’était pas abolit. C’est le général Villaret-Joyeuse qui fût envoyé par Napoléon en septembre 1802 en tant que Capitaine-Générale de la Martinique ainsi que de St-Lucie et Tobago. Il était accompagné par quelques artilleurs et plusieurs détachements d’infanterie, qui fûrent amalgamés afin de créer les 26e et 82e régiments d’infanterie de ligne.

Afin d’augementer sa petite armée, le général décida le 2 novembre 1802 de créer plusieurs corps d’infanterie noirs ainsi qu’un petit corps de gendarmerie. Le 8 juillet 1803, une compagnie de mulattos sous le titre de « Chasseurs Volontaires de la Martinique » fûte créée. A cela s’est ajouté un corps de pionners noirs le 6 mars 1804, attaché à l’artillerie et au service du génie en recrutant 300 esclaves. Ce corps fût rejoint le 19 juin 1805 par une compagnie d’ouvriers d’artillerie.

Le général Villaret-Joyeuse organisa également une force de réserve parmi les habitants des îles sous son autorité. Par un ordre daté du 14 octobre 1802, il était spécifié que cette réserve devait regrouper tous les blancs et noirs libres agés de 16 à 55 ans qui n’étaient pas enrollés dans la Garde Nationale. Ceci créa six bataillons d’infanterie, chacun composé d’une compagnie de grenadiers, une compagnie de chasseurs et 4 compagnies de fusiliers.

La Louisiane française
Un des accords du traité d’Amiens en 1802 était le transfére de souverainté du territoire de la Louisiane de l’Espagne à la France. Le 26 mars 1803, le Préfet Colonial Pierre-Clément de Laussat arriva en Nouvelle Orléans avec une petite équipe de fonctionnaires mais le transfére de souverainté aura lieu officiellement lorsque le général Victor et 3.700 soldats seront arrivés. Des semaines, et puis des mois, s’écroulaient sans l’apparition de Victoir et ses hommes lorsque la nouvelle de la vente de la Louisiane aux Etats-Unis arriva le 8 août 1803! La catastrophe de l’expédition de Saint-Domingue et le renouvellement d’hostilités avec la Grande-Bretagne avaient convaincu Napoléon que la Louisiane était perdue et lorsque le Président Thomas Jefferson des Etats-Unis offra à acheter ce territoire, Napoléon était ravi d’accepter sa proposition.

En Louisiane, la population fût déçue mais accepta ce changement de pouvoir. La cérémonie officielle du transfére de souverainté espagnole à la France eu lieu à la Nouvelle Orléans le 30 novembre 1803 et le Tricolor fût levé au-dessus de la ville. Le 20 décembre, dans une cérémonie similaire, il fût remplacé par le drapeau américain.

Pendant l’occupation française, bien qu’ayant aucune troupe réguliére apart quelques officiers du génie et de l’artillerie, le Préfet Colonial de Laussat pouvait toujours compter à sa disposition la milice de Nouvelle Orléans. Cette milice était organisée en six compagnies d’infanterie blanches et créoles, trois compagnies de noirs et mulattos, deux compagnies de dragons et une compagnie d’artillerie. En decembre 1803, trois compagnies de volontaires, deux de français et une d’americains, fûrent levées également.

La Guyane française
Les idéaux de la Révolution française avaient divisées la population de cette petite colonie française en deux et l’assemblée coloniale autorisa les premiers « gardes citoyennes » en octobre 1790. Le Bataillon de la Guyane fût rapatrié en fin 1792 et remplacé par le 2e bataillon du 53e régiment d’infanterie.

La nouvelle de l’abolition de l’esclavage arriva en juin 1794 avec comme résultat l’écrassement de l’économie et la création du « Bataillon national de la Guyane » composé de soldats noirs en avril 1795. En 1798, ce bataillon et celui du 53e d’infanterie fût amalgamé ensemble. La décision de restaurer l’esclavage arriva en Guyane pendant le mois de novembre 1802 et bien que la plupart des 13.000 soldats noirs étaient désarmés sans incident, environs 2.000 prisent la fuite à l’intérieur de la jungle.

En 1803, un détachement de la 8e Demi-Brigade de Ligne débarqua et fût amalgamé avec le bataillon national de la Guyane pour former le « Bataillon de la Guyane » de 600 hommes. Un détachement de 30 artilleurs du 8e d’Artillerie était également dans le débarquement. Une compagnie de Sappeurs et une compagnie de Gendarmerie Noire fûrent également levées. Un rapport du 5 mars 1805 raconte que les soldats étaient habillés « …de la meilleure maniére pour une colonie si lointaine et visitée par très peu de navires... ».

Certaines de ces unités ont participés à un raid sur Gorée (Sénégal) en 1804 et ont défendu la place de Approuague contre les Portugais en 1805. Hélas, en décembre 1808, une flotte britannique transportant des troupes portugaises arriva devant Cayenne, la capitale de la Guyane, avec l’intention de s’emparer de la colonie française. Après une héroique résistance, les forces françaises déposa les armes le 14 janvier 1809.

Le Sénégal
Durant la Révolution, les places de St-Louis et Gorée sur la côte occidentale d’Afrique fûrent oubliées. En 1798, il ne restait plus que 30 soldats du "Bataillon du Sénégal" (ils étaient 250 en 1789). Des renforts fûrent envoyés en mai 1799 en la forme d’une « Compagnie d’Hommes de Couleurs » recrutée dans la région bordelaise en mai 1798.

Suite au traité d’Amiens, 200 hommes de la 46e Demi-Brigade de Ligne arriva en août 1802 et fûrent amalgamés avec les troupes déjà présente pour former le « Bataillon du Sénégal ». Une petite unité de gardes nationaux, nommée « Volontaires du Sénégal » fût levée à St-Louis en août 1803.

Durant 1808, ces unités étaient engagées présque quotidiennement contre des raids de la Royal Navy ainsi que les indigénes locales. Abandonné par Napoléon et face à un débarquement d’une armée britannique supérieure en nombre, les troupes déposa les armes sans résistance en juillet 1809.
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Re: Saint Domingue

Message par Siaba » Mer Août 22, 2018 1:00 pm

Il y a des choses très sympa dans la thèse de Mathieu Brevet mais c'est en partie hors sujet par rapport à ce qui m'intéresse.
En tout cas, je note bien les livres que vous m'avez conseillé. Je viens d'en acheter un sur les conseils d'un joueur anglais qui joue cette période. Je vous diras ce que ça vaut si ça vous intéresse.

Merci à vous deux pour votre aide en tout cas :D
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Re: Saint Domingue

Message par LECHEVALIER » Ven Août 24, 2018 11:31 pm

Le n° 66 de la revue Gloire & Empire (mai-juin 2016) s'intitule Napoléon et les Antilles. En réalité, il traite plus largement de la question des Antilles françaises, anglaises et espagnoles entre 1801 et 1810.
Le texte et les illustrations sont de René Chartrand. L’iconographie, abondante, est au standard de ce type d'ouvrage. Si la cartographie reste perfectible, les planches d'uniformes d'Eugène Leliepvre, J. Wielhorsky Francis Back et Patrice Courcelle devrait combler vos attentes. De nombreux ordres de bataille assez détaillés, enrichissent un texte d'une lecture agréable.
- 21 pages traitent des grandes Antilles. (Saint Domingue-Haïti)
- 14 pages sont ensuite consacrées aux petites Antilles françaises. (Guadeloupe, Martinique)
Les chapitres suivant concernent les Antilles britanniques, les raides de la marines française et enfin les dernières campagnes.
L'ensemble est dense, parfois touffu au regard de l'étendu du théâtre d'opérations, terrestres et navales et de la période considérée.
Les combats relatées commencent en juin 1793 et s'achèvent en août 1815.
Les 16 pages de l'article intitulé: découverte des champs de bataille rassemblent un grand nombre de photographies des fortifications encore visibles aujourd'hui, toutes ne sont pas en excellent état comme vous pouvez l'imaginer. Elles pourront toutefois vous donner quelques idées de réalisations originales de décors pour vos champs de bataille.

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Re: Saint Domingue

Message par Siaba » Sam Août 25, 2018 10:02 am

Merci pour l'info. Je l'ai et il est effectivement très bien mais ça ne répond pas à toutes mes attentes :wink:
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Re: Saint Domingue

Message par pbd36200 » Lun Août 27, 2018 7:28 pm

J SAINTOYANT consacre une 100 de pages à St Domingue dans la colonisation française pendant la période napoléonnienne (1799-1815) - la renaissance du livre 1931

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Re: Saint Domingue

Message par Siaba » Lun Août 27, 2018 9:50 pm

Merci pour l'info :D

Je le garde derrière l'oreille. J'ai déjà commandé un bouquin en anglais (Night of fire), qui d'après un bloggeur qui joue la période, devrait me convenir. Si jamais je reste sur ma faim, je saurais vers quoi me tourner avec tous les titres que vous m'avez suggéré. Merci à tous!
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Message par franckT » Jeu Août 30, 2018 9:50 am

La guerre : un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas.

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Re: Saint Domingue

Message par Siaba » Jeu Août 30, 2018 12:28 pm

Merci pour le lien. Après, c'est vrai qu'on trouve beaucoup de choses sur l'expédition de Leclerc de 1802. Pour ma part, je cherche plutôt des infos sur la période 1793-1798 impliquant haïtiens, français et anglais.
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Re: Saint Domingue

Message par Korre » Dim Sep 02, 2018 8:02 pm

franckT a écrit :Il y a aussi cela :
http://s510684789.onlinehome.fr/cl/am_c ... er=product
Yes, ça c'est pas mal. :D

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Re: Saint Domingue

Message par Siaba » Dim Sep 16, 2018 9:32 am

Un petit retour:
J'ai lu NIGHT OF FIRE et ça correspond assez à ce que je recherchais. Il manque quelques descriptions de batailles mais au niveau stratégique et politique, c'est vraiment complet. L'avantage, est que c'est un point de vue anglais, donc pas de concession ou d'oubli envers Napoléon et la politique qu'il a mené à Saint Domingue. On a aussi un bon éclairage sur le pourquoi du comment de la situation haïtienne actuelle. Au final, on se rend compte que tout ça a été un immense gâchis (Toussaint ne demandait qu'à vivre en bonne entente avec la République dans une sorte de semi-indépendance) doublé de plusieurs génocides. Bref, très édifiant.
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Re: Saint Domingue

Message par Korre » Lun Sep 17, 2018 1:50 pm

J'ai acheté ces trois ouvrages :
https://www.leslibraires.fr/livre/88273 ... l-karthala

https://www.amazon.fr/Jacobins-noirs-Lo ... 2354800320

http://lesperseides.fr/haiti-naissance-dune-nation/

Le premier ouvrage est quasiment contemporain des événements.
Les deux autres ouvrages sont de bons compléments.

Sinon Siaba, connais tu cette marque :?: : https://arcanesceneryandmodels.co.uk/pr ... caribbean/

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