Combien de lanciers ?

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lordmoulinex
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Combien de lanciers ?

Message par lordmoulinex » Lun Nov 23, 2020 6:52 pm

Bonjour je me pose depuis un moment une question concernant l'organisation d'un régiment de lanciers. On dit souvent que seuls les premiers rangs sont armés de lances, mais cela représente combien au niveau d'un escadron type polonais ou français ?
Merci

Lord

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Thierry Melchior
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Re: Combien de lanciers ?

Message par Thierry Melchior » Lun Nov 23, 2020 9:09 pm

Bonjour,

À l'époque du Ier Empire les cavaliers de toutes les nations sont sur deux rangs et manœuvrent en quatre pelotons de deux sections, formant deux compagnies formant un escadron.
Habituellement, les pelotons comptent douze files sur deux rangs soit vingt-quatre cavaliers par peloton.
Effectivement seul le premier rang des lanciers est équipé de la lance, il y a donc quarante-huit hommes équipés de lance dans un escadron. 8)
Si l'effectif des escadrons est très important ceux-ci sont dédoublés : une compagnie manœuvre alors seule en deux pelotons et quatre sections !
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lordmoulinex
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Re: Combien de lanciers ?

Message par lordmoulinex » Mar Nov 24, 2020 12:47 pm

A moi doliprane !! OK j ai mis le temps mais j ai compris. Merci pour cette réponse très claire.

LECHEVALIER
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Re: Combien de lanciers ?

Message par LECHEVALIER » Ven Déc 04, 2020 11:29 am

La question concernant la proportion de lances au sein d'un régiment de chevau-légers lanciers est intéressante mais il me semble qu'il serait plus juste de se demander quelle fut la proportion de carabines. En effet c'est la modification de ce nombre qui amena progressivement à la diminution de cavaliers armés de la lance et non l'inverse.

L'esprit et « les lettres ».


L'esprit

Initialement, Napoléon n'est pas sensible à l'emploi de la lance. A cet égard on observe que les chevau-légers polonais de la garde, levés à l'issue de la campagne de Pologne en 1807, n'en sont pas dotés. Ils ne la recevront qu'après la campagne d'Autriche de 1809. La petite histoire rapporte que les polonais opposés alors à un régiment de uhlans autrichiens s'en seraient emparé pour mieux les poursuivre.

Après les campagnes de 1805 et 1807, qui virent la grande armée confrontée aux cosaques russes, Napoléon a pourtant bien conscience de la gêne qu'ils causent à ses troupes et en particuliers à sa réserve de cavalerie dont ils émoussent d'autant plus le potentiel que cette dernière est moins apte à se défendre face au harcèlement continuel de ces cavaliers irréguliers. C'est donc pour préserver le potentiel de sa cavalerie lourde que l'Empereur décide, en prévision de la campagne de Russie, de la création de régiments de chevau-légers lanciers français, par un décret daté du 18 juin 1811. Il rejoindront dans cette subdivision d'arme les chevau-légers lanciers d'origine polonaise déjà existant tant dans la garde que dans la ligne.

Une composition en noire et blanc d'Edouard Detaille tirée du monumental ouvrage "Histoire de l'armée française" illustre parfaitement l'idée que ce faisait l'Empereur de l'emploi des unités de chevau-légers lanciers encadrant et protégeant une colonne de cuirassiers.

L'ordre de bataille de la grande armée au moment où elle franchit le Niémen reflète bien la volonté de l'Empereur,puisqu'un régiment de chevau-légers lanciers est attaché à chaque division de cavalerie lourde. L'objectif de ces unités, agissant en tirailleurs, est d'abord d'éclairer et de protéger la progression des unités de cuirassiers durant les mouvements. Lors de la bataille, chaque régiment agira groupé, en appui des unités cuirassés afin de couvrir leurs flancs puis d'exploiter, par la poursuite, les avantages acquis par celles-ci. C'est du moins ce qui ressort de la troisième partie d'une ordonnance paru en février 1812 dans le journal officiel militaire intitulée « services respectifs de chevau-légers et des cuirassiers ».


Les lettres

Les effectifs

Le 15 juillet 1811, le décret précise la composition de chacun des 9 régiments : un état-major formé de 20 officiers et sous-officiers et quatre escadrons regroupant deux compagnies fortes chacune de 128 sabres soit un total de 1044 cavaliers.

En 1812 lors de l'entrée en campagne les 6 premiers régiments de chevau-légers lanciers français ne rassemblent que leurs deux premiers escadrons soit près de 500 sabres..

En 1813 les régiments sont réorganisés. Ils rassemblent entre 50 et 150 hommes. Ils sont alors affectés au sein de divisions de cavalerie légère avec lesquelles ils feront la campagne de Saxe puis la campagne de France.

Ils ne retrouveront des effectifs conséquents qu'avec la première restauration sans jamais atteindre les effectifs théoriques prévus au décret et connaîtront leurs heures de gloire durant la campagne de Belgique aux Quatre Bras et à Waterloo.

L'armement

Le décret du 15 juillet 1811 stipule :
« Article 9 : les maréchaux des logis et les fourriers ne seront pas armés de la lance mais ils auront un second pistolet et une carabine. Les brigadiers auront dans la fonte droite, au lieu du second pistolet, une hache dont le manche sera long d'un demi-mètre ».
« Article 10 : les dix hommes par compagnie armés de la carabine au lieu de lances feront au besoin le service de tirailleurs
 ».

Le 12 novembre 1811 dans une lettre adressée à Clarke, l'Empereur précise sa pensée.
« Il est reconnu que la cavalerie cuirassée peut difficilement se servir de sa carabine ; mais il est aussi fort absurde que 3000 ou 4000 hommes de si braves gens soient surpris dans leur cantonnement ou arrêtés dans leur marche par deux compagnies de voltigeurs. Il est donc indispensable de les armer...... quant aux lanciers voyez s'il est possible de leur donner une carabine avec leur lance; s'il n'est pas possible, il faudra avoir le tiers au moins de la compagnie armé de carabines, c'est à dire tout le premier rang et la moitié du deuxième rang, tous les maréchaux des logis et le tiers de la compagnie (à peu près quarante hommes en les supposant complets) armés de carabines. Les cosaques ont la lance mais ils ont des carabines et même de grands fusils avec lesquels ils tirent très loin ».

Cette lettre est intéressante à plus d'un titre. Elle montre l'évolution de la pensée de l'Empereur et la dotation d'un nombre toujours croissant de « carabines »* au sein des chevau-légers lanciers. Seule la disponibilité de celles-ci empêche que chaque lancier en soit doté. Par ailleurs la « carabine ne se substitue pas à la lance mais s'y ajoute.

Le 25 décembre 1811 Clarke remet un rapport où il indique « les chevau-légers peuvent aussi être en totalité armés de carabine du modèle de celles de chasseurs et hussards ».

Le jour même l'Empereur rédige un décret
« Article 4 : nos régiments de chevau-légers lanciers porteront indépendamment de la lance, une carabine comme nos régiments de cavalerie légère.
« Article 5 : la carabine sera portée à la selle au moyen d'une botte de carabine perpendiculairement en avant de la fente droite,le bout du canon dans la botte.
« Article 6 : au lieu de dix hommes par compagnie (…) il y aura trente hommes par compagnie armée de la carabine au lieu de la lance pour pouvoir tirer à cheval et faire au besoin le service ce tirailleurs.
 »

Après avoir envisagé de doter une part puis la totalité des compagnies de chevau-légers lancier d'un sabre, d'une lance, d'une carabine et d'un pistolet, l'Empereur revient sur son idée première. On peut supposer qu'il y est amené suite aux rapports qu'il reçoit de l'expérimentation en cours, conduite entre autre par le général Marulaz. Le général de Brack, qui deviendra bien plus tard inspecteur général de la cavalerie, explique, à posteriori, que les cavaliers se seraient progressivement défaits de la lance ou de la carabine durant la campagne elle-même. Quoi qu'il en soit il apparaît vite que le véritable arsenal dont sont dotés les lanciers est alors peu compatible avec leur emploi de cavaliers légers. Suivant en cela un dicton de la cavalerie selon lequel « il faut alléger le porte-manteau » les chevau-légers lanciers se seraient « allégés » d'une part de leur arsenal. Il faut dire à leur décharge qu'ils ont depuis leur conversion de dragons en chevau-légers troqué leurs robustes montures contre des chevaux plus petits et donc moins apte à cet « excédent de bagage ».

Cette évocation ne concerne que les six premiers régiments de chevau-légers lanciers dit français. L'armement des deux régiments de chevau-légers lanciers de la garde, des deux régiments de chevau-légers lanciers de la ligne issus des 1° et 2° légion de la Vistule ainsi que le 9° régiment de chevau-légers lanciers aussi dénommé chasseur-lanciers et levés à Hambourg pouvait être différent.

* dans un rapport en date du 3 janvier 1812 Clarke précise, s'agissant du mousqueton an IX, dont il se propose d'armer cuirassiers et chevau-légers que ces armes ont été « improprement appelées carabines (…) puisque les canons n'en sont pas carabinés » entendant par là rayés.

Je me suis beaucoup appuyé pour cette réponse sur l’excellent article d'Yves Martin paru dans le n°5 de la très regrettée revue Soldats Napoléoniens.

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Thierry Melchior
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Re: Combien de lanciers ?

Message par Thierry Melchior » Ven Déc 04, 2020 12:05 pm

LECHEVALIER a écrit :La question concernant la proportion de lances au sein d'un régiment de chevau-légers lanciers est intéressante mais il me semble qu'il serait plus juste de se demander quelle fut la proportion de carabines. En effet c'est la modification de ce nombre qui amena progressivement à la diminution de cavaliers armés de la lance et non l'inverse.
Ah ? J'ignorais que les lanciers avaient progressivement perdu leurs lances ? J'étais resté sur le règlement définitif qui prévoyait que seul le premier rang soit armé de la lance ? :?
Et, effectivement, suite aux remarques des officiers sur le poids et l'encombrement de l'équipement, seul le deuxième rang avait des carabines (ou mousqueton, oui, une carabine était un petit fusil et n'était pas obligatoirement rayée).

Sinon, les cosaques avaient peur des cuirassiers !
C'est Marbot je crois qui dans ses Mémoires raconte : lors d'une campagne hivernale, un régiment de Dragons était régulièrement battu par des cosaques qui avaient pris l'ascendant moral sur lui ; ces dragons portaient des manteaux blancs ; un jour un général eut l'idée d'employer un régiment de cuirassiers dans le secteur des dragons ; ces cuirassiers portaient aussi des manteaux blancs ; comme d'habitude les cosaques foncèrent sur ce qu'ils croyaient être les dragons ; quand ils arrivèrent au contact des cuirasses ils s'enfuirent sans demander leur reste !
Depuis ce jour ils ne s'approchèrent plus des dragons qui patrouillaient en manteau ! :wink:

Les chevau-légers lanciers faisaient le service d'éclaireurs pour les cuirassiers car ce service est consommateur d'hommes et de chevaux et un cuirassier (homme, équipement et cheval) coûte cher.

Essai sur le maniement de la lance par le comte Corvin Krasinski : dans lequel il est spécifié comment manœuvrent les deux rangs qui sont équipés de lances !
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Re: Combien de lanciers ?

Message par LECHEVALIER » Ven Déc 04, 2020 4:37 pm

Le blog auquel vous faites référence est intéressant. Il fait mention de l'anecdote qui permit au régiment de chevau-légers polonais de la garde.de recevoir la lance. La gravure qui illustre ce fait d'arme représente d'ailleurs un cavalier muni de la lance d'un uhlan autrichien ; d'après les couleurs jaune et noir de la flamme. De plus, il arbore sur l'épaule droite l'aiguillette propre à la garde. Celle-ci passera bientôt à gauche pour éviter qu'elle ne gêne le maniement de la lance.

Le règlement auquel l'auteur fait référence s'insère dans un paragraphe concernant ce même régiment. Or nous sommes dans le cas d'un régiment de chevau-légers doté de « carabines » et recevant progressivement la lance. Dans la réponse que j'ai proposé il s'agit au contraire de régiments de lanciers initialement tous armés de la lance (du moins dans l'esprit de l'Empereur) et recevant progressivement la « carabine ».

S'agissant du terme « carabine », il doit d'ailleurs être compris selon la définition de l'époque : fusil court à canon rayé longtemps en usage dans la cavalerie et les chasseurs à pied. C'est du moins ainsi que le comprend le duc de Feltre qui lui préfère le terme de mousqueton.

Les carabiniers qui auraient du en être armés n'en reçurent que quelques uns. Très vite il s'avéra que la complexification logistique résultant de la coexistence de deux munitions de petit calibre était préjudiciable à la rapidité de déplacement des troupes impériales. Ils n'en conservèrent pas moins le nom de carabiniers tout comme les grenadiers qui depuis longtemps ne jetaient plus de grenades, les voltigeurs qui aux vus des résultats ne pratiquaient plus la voltige et les fusiliers qui en définitive étaient armés non d'un fusil mais d'un mousquet.

J'ai souhaité à travers l'échange de lettres et de rapport ainsi que la parution de décrets montrer par quel procédé itératif l'Empereur avait, dans sa réflexion, progressivement doté les lanciers de « carabine », d'abord en partie puis en totalité, d'abord en plus de la lance puis en place de celle-ci pour que finalement la pratique impose sa solution.

J'ai cru utile de préciser que les textes que je cite ne concerne que les six régiments de chevau-légers lanciers français. Les lanciers de la Vistule étaient en 1807 probablement tous armés de la lances tandis que les chevau-légers polonais de la garde ne la reçurent qu'après l'épisode de Wagram et la démonstration que fit à Schonbrünn le maréchal-des-logis Victor Roman devant l’Empereur à la demande du général Krasinski. Officiellement ils la reçurent en janvier 1810, mais sans doute l'équipement commença-t-il plus tôt.

L'anecdote que vous rapportez concernant les cuirassiers et les cosaques n'est pas douteuse même si je ne suis pas parvenu à la retrouver. Elle illustre le fait que s'ils arrivent au contact les cuirassiers l'emportent sur des troupes légères à fortiori irrégulière. Ce n'est toutefois pas contre ce risque que Napoléon tente de se prémunir mais contre l'épuisement prématuré de sa réserve de cavalerie qui harcelée de loin par les cosaques doit se mettre en formation et charger pour tenter de joindre ceux qui en tirant de loin et s'éclipsant aussitôt épuise prématurément les hommes et leurs montures avant même la bataille.

Le dernier paragraphe de la troisième partie de l'ordonnance de février 1812 traitant des « services respectifs des chevau-légers et des cuirassiers » est ainsi rédigée.
« Cette ordonnance ne pouvant entrer dans tous les objets de détail pour les évolutions que les lanciers auront à faire, suivant les mouvements ordonnés, l'intelligence et la sagacité des officiers devront y suppléer. Il suffira pour cela que MM. les officiers soient bien pénétrés qu'ils doivent dans tous les cas et partout préserver les cuirassiers de l'inconvénient des tirailleurs qui pourraient les inquiéter, et être toujours en position de profiter des succès, quand les cuirassiers auront enfoncer les lignes. ».

On ne saurait être plus clair.

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Thierry Melchior
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Re: Combien de lanciers ?

Message par Thierry Melchior » Ven Déc 04, 2020 6:31 pm

Nous parlons de la même chose, l'essentiel est que LordMoulinex sache comment armer ses lanciers en fonction de l'époque à laquelle il désire les jouer et je pense qu'il est maintenant bien renseigné grâce à vous. 8)

Je ne désire pas faire « assaut de connaissances » (je garde mes écrits pour les lecteurs de ma règle), une question cependant Monsieur Lechevalier :
LECHEVALIER a écrit :… les fusiliers qui en définitive étaient armés non d'un fusil mais d'un mousquet.
Ah ? :|
Nous sommes bien d'accord :Un mousquet est une arme à feu portative au long canon à âme lisse, crosse d'épaule et platine à mèche ou à rouet, en usage dans l'infanterie aux XVIe et XVIIe siècles.

Les auteurs et les manuels militaires français du XVIIIe siècle différencient bien le mousquet à mèche, en usage dans les armées jusque vers 1700, du fusil à silex qui lui succéda.

À l'origine, le terme « fusil » (du latin populaire : focilis [petra], « pierre qui produit du feu ») désignait une petite pièce de métal destinée à produire des étincelles en frappant une pierre de silex, utilisée pour déclencher le tir en mettant le feu à la poudre à canon des arquebuses. Par synecdoque, le terme finit par désigner l'arme tout entière.

N'est-ce pas ? :wink:
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Re: Combien de lanciers ?

Message par Thierry Melchior » Ven Déc 04, 2020 7:01 pm

LECHEVALIER a écrit :L'anecdote que vous rapportez concernant les cuirassiers et les cosaques n'est pas douteuse même si je ne suis pas parvenu à la retrouver.
Moi, je suis parvenu à la retrouver…
Je l'ai lue il y a 28 ans dans les Mémoires du général d'artillerie baron Boulart, une réédition achetée 195 francs en 1992 mais que l'on trouve maintenant sur Internet : voici la page concernée des Mémoires militaires : Sur les guerres de la République et de l'Empire
Et sur Gallica à la page 154.
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Re: Combien de lanciers ?

Message par LECHEVALIER » Sam Déc 05, 2020 12:06 am

Sur vos indications, j'avais rapidement feuilleté les mémoires de Marbot en vain. Je viens d’exhumer des rayons de ma bibliothèque les mémoires du baron Boulart Codif. H. : 38 00422 ISBN:2 235 020917 ISSN:0153-0534. L'anecdote page 154 est d'autant moins douteuse venant de sa part. Marbot, s'il est plaisant à lire, a parfois tendance à enjoliver un peu ses anecdotes. un peu comme moi lorsque je parle du mousquet. :roll:

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Re: Combien de lanciers ?

Message par jacknap1948 » Sam Déc 05, 2020 8:25 am

Bonjour Thierry Melchior et Lechevallier.
Merci pour tous ces renseignements intéressants et précieux.
J'ai une petite question à vous poser concernant la représentation de ces Régiments, fondement du sujet de Jérôme (Lord M.).
Chacun de mes 2 Régiments de "Lanciers" est composé de 8 figurines avec lance.
Pour être au plus près de "l'historicité" combien dois-je avoir de figurines avec lance dans ceux-ci ?
Merci d'avance de vos réponses.
Bonne journée et à plus tard.
Jacques.
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Re: Combien de lanciers ?

Message par Thierry Melchior » Sam Déc 05, 2020 11:39 am

LECHEVALIER a écrit :Sur vos indications, j'avais rapidement feuilleté les mémoires de Marbot en vain…
Thierry Melchior a écrit :C'est Marbot je crois
Désolé pour la mauvaise information, j'aurais dû mettre un point d'interrogation entre parenthèses après « je crois » ! :oops:
Mais, tout comme vous, j'ai des milliers (ou plus) d'informations en tête et les sources se mélangent parfois ! :?
———
lordmoulinex a écrit :Bonjour je me pose depuis un moment une question concernant l'organisation d'un régiment de lanciers. On dit souvent que seuls les premiers rangs sont armés de lances, mais cela représente combien au niveau d'un escadron type polonais ou français ?
Merci
Lord
Bonjour Lord,
Vous manque-t-il un renseignement sur l'organisation d'un régiment de lanciers en fonction de l'époque à laquelle vous le jouerez ? :)
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Combien de lanciers dans mes Régiments au 1/300° ?

Message par jacknap1948 » Sam Déc 05, 2020 7:59 pm

Bonsoir à Tous.
J'ai bien compris les réponses que je n'ai pas eu, d'ailleurs ce fut normal car les explications étaient dans le 2° message du sujet. :D
Pour être raccord il me faudra modifier la composition de mes 2 Régiments mais j'aurai trop de Lanciers que je ne vais pas laisser au repos.
Actuellement mes 2 Régiments de Lanciers comprennent 2 fois 4 escadrons de 2 figurines soit 16 figurines avec lance.
Je vais donc devoir recomposer tout cela en 4 Régiments de 4 Escadrons de 2 figurines dont 1 seule avec lance.
Donc achat de cavaliers sans lance (Dragons avec "arme à feu") et envoi d'un petit colis à mon ami Maxson pour le passage chez le fourrier.
Par contre pour les employer dois-je les socler par Compagnies de 2 figurines ou par Pelotons d'1 figurine ?
Merci en particulier à Thierry Melchior qui avait donné la solution avant que je ne pose la question.
Bonne soirée et à plus tard.
Jacques.
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Re: Combien de lanciers ?

Message par gboue » Sam Déc 05, 2020 8:34 pm

Bonsoir

Question annnexe et n'ayant pas le "dictionnaire des Mémoire"s de Jean Tulard.
Existe-t-il des mémoires, récits ou autres écrits par un officier de lanciers ?

Gboue qui, grosso modo, fait moitié moitié sur ses rgts de lanciers de ligne.
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Re: Combien de lanciers ?

Message par LECHEVALIER » Dim Déc 06, 2020 12:35 pm

Le général Antoine Fortuné de Brack, auteur des "avants poste de cavalerie légère" servi comme capitaine au 2° régiment de chevau-légers lanciers de la Garde de 1812 à 1815.

Le "manuel" qu'il publia en 1831 était toujours en vente à la librairie de l'Ecole de l'Arme Blindée Cavalerie de Saumur au moment où j'y faisait mon stage E.O.R. à la 4° division. Il ne s'agit pas de mémoires à proprement dit mais d'un recueil de conseils pour les jeunes officiers. Sa lecture en était fortement recommandée.

Certains conseils sont un peu datés, tel celui enjoignant aux cavaliers ayant été opposé à un régiment de cavalerie hongrois de revenir sur les lieux de l'engagement pour récupérer leurs selles dont l'armature était semble-t-il de meilleurs facture que les selles françaises.

D'autre sont encore d'actualité tel celui invitant les officiers conduisant une reconnaissance à se retourner systématiquement après chaque franchissement de carrefour afin d'en mémoriser la disposition. Au cas où ils soient reconduit l'épée dans les reins, ils n'hésiteront pas quant au chemin à prendre pour regagner les lignes françaises.

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Re: Combien de lanciers ?

Message par gboue » Dim Déc 06, 2020 2:23 pm

Merci Lechevalier mais je connais de Brack et il n'insiste pas sur le combat des lanciers , d'où ma question sur le Tulard dont les notices biographiques des auteurs seraient une piste à étudier.

Gboue
Dernière édition par gboue le Dim Déc 06, 2020 8:22 pm, édité 1 fois.
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