Engerau

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Bernard
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Message par Bernard » Lun Juin 13, 2022 10:48 am

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Réglementairement, on peut arriver à 16 chariots de tous types! :shock:
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Re: Engerau

Message par LECHEVALIER » Lun Juin 13, 2022 8:42 pm

Vous allez dire que je pinaille, vous aurez peut-être raison mais les nombreux chevaux de bât que vous attribuez aux blanchisseuses, cantinières et vivandières me semble au delà de leurs pauvres conditions.

Je n"ai pas de moyens formels de vous contredire, je vous invite pourtant à visionner cet épisode de Sharpe qui me semble assez représentatif de la conditions des femmes suivant les armées.

https://www.youtube.com/watch?v=x-lAGHCiM1M

Il faut attendre la trentième minute pour découvrir la situation de ces pauvres personnes. C'étaient pourtant de rudes gaillardes capables de couvrir l'étape à pied, parfois enceintes, souvent entourées d"enfants ou chargées de nourrissons.

Monsieur Gilles Boué va sans doute râler et il aura peut-être raison mais je crois cette représentation des blanchisseuses attachées à un bataillon assez proche de la réalité.

https://www.perry-miniatures.com/produc ... cantinere/

Sur ce chariot de chez PERRY ce n'est pas la cantinière qui prend à son bord un soldat fatigué mais un conducteur du train des équipages qui accueille une cantinière ou une blanchisseuse dans un geste d'humanité.

Avec un extrait de feuilleton télé et une figurine tous deux britanniques pour étayer mon propos j'ai peu de chance de convaincre mais j'assume. :D :D :D

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Bernard
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Re: Engerau

Message par Bernard » Mar Juin 14, 2022 6:04 am

Moi, j'aime bien quand ça pinaille! :lol:
LECHEVALIER a écrit :
Ven Mai 20, 2022 7:55 pm
Réglementairement sans doute mais la réalité était peut-être un peu différente.
Je reprends l'un de vos dires.
Sharpe est sans conteste plus proche de la réalité que du règlement.

Je vous montre mes 3 fiches personnelles sur ces braves gens. En théorie, il n'y avait pas que la gent féminine qui exerçait le métier de vivandier.
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Moi, je ne suis pas choqué, que réglementairement, il y ait douze chevaux de bât affectés aux vivandier(e)s et blanchisseuses dans un régiment en plus du "vivandier régimentaire" qui lui possède une charrette.
:D :D :D
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Re: Engerau

Message par LECHEVALIER » Mar Juin 14, 2022 10:02 am

Rien à ajouter à vos fiches qui sont claires, joliment illustrées et mettent bien en exergue la différence entre les vivandières et les cantinières.

Bien sur il m'apparaît que leur nombre a évolué avec le temps puisque l'article 4 du règlement pris par la convention attribuait quatre blanchisseuses par bataillon. Ce nombre étant fixé en début de campagne il était amené à varier.

Concernant l'exercice par des hommes de la fonction de blanchisseuse, je suis un peu réservé. En revanche il existe dans les archives du SHAT* dans le dossier consacré aux cantinières, vivandières et blanchisseuses, une patente de vivandière établie en 1809 à l'armée d'Allemagne, enregistrée sous le
n°462, ainsi rédigée.

« Patente de vivandière

Nous soussigné, Général de Gendarmerie, Grand prévôt de l'Armée, sur la demande du conseil d'administration du 79° Régiment de ligne

autorisons la nommée Francois Blanchard à suivre le 2° bataillon du 79° régiment de ligne en qualité de vivandière, laquelle sera tenue de se conformer aux Règlements de Police Militaire, d'être toujours pourvu de denrées de première nécessité, de les vendre au plus juste prix sous peine de Confiscation.

Chargeons la gendarmerie de la protéger et de la surveiller, de tenir sur tout la main à ce qu'elle ne vende que des vivres et boissons de bonne qualité.
En foi de quoi nous lui avons délivré la présente, (dont le N° d'enregistrement devra être porté par ses soins affiché à sa voiture).Mention entre parenthèse rayée.

Au Quartier-Général de Schönbrunn le 29 7bre 1809
signé Lauer
Nombre de chevaux : un cheval de bât.

Sur la partie gauche du document figure le signalement de la personne
Signalement
Natif de Vendôme
Age trente neuf ans
Taille un mètre 495 m.
Cheveux et sourcils noirs
Front haut
Yeux gris
Nez petit
Bouche moyenne
Menton fourchu
Visage
Signature du porteur (néant) »


J'ai volontairement repris tel quel le texte, sans doute imprimé, avec les fautes d'accord qui en font la saveur. S'il n'était pas douteux que des hommes tiennent des cantines à proximité immédiate des armées, ce document confirme que des hommes occupaient bien les fonctions de « vivandières ».
Le signalement nous renseigne sur la taille de l'individu et explique qu'il ne soit pas sous les armes.

Le manuel général du service d'état-major du général Thiébault est plus précieux que ses mémoires, écrites avec une plume trempée dans du vinaigre. Il fut en effet le chef d'état-major de l'armée du Portugal conduite par Junot en 1807. Loin de l'Empereur, confronté à un théâtre d'opération difficile, il en a sans doute tiré une expérience incomparable.

Pour terminer avec les vivandières qu'il me soit permis d'ajouter un souvenir plus personnel.
Il y a quelques année lors d'un stage d'anglais je narrais à une jeune femme mes premiers souvenirs militaires. Affecté alors à Mourmelon au 18° dragon, je me souvenais que lorsque nous étions sur le terrain de manœuvre, en milieu de matinée une brave femme venait au volant d'une camionnette civile qui avait tout d'une guimbarde rouillée, trouée et cabossée à souhait. Avec l'accord de l'autorité militaire, elle nous proposait alors, pour une somme modique des sandwichs au pâté et au saucisson, des barres chocolatées et des sodas pétillants. Peu de temps plus tard les régiments eux-mêmes se chargeront de distribuer gratuitement en milieu de matinée des sandwichs aux troupes présentes sur le terrain. Ainsi disparurent à la fin des années 70 les dernières vivandières.
Mon interlocutrice me confia alors que cette brave femme, ….. c'était sa mère.

* aujourd'hui service historique de la défense et probablement, demain service historique des armées.

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Re: Engerau

Message par Bernard » Mar Juin 14, 2022 11:40 am

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Françoise.

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Pour suivre mon bataillon combiné Hessois du major von Gall.
Pas facile la vie... :(
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Re: Engerau

Message par LECHEVALIER » Mar Juin 14, 2022 1:39 pm

Page 625 de l'ouvrage monumental d'Alain Pigeard, l'Armée napoléonienne paru aux éditions Curandera, il est pourtant écrit François.

Damned, j'ai été mystifié une nouvelle fois par le typographe masqué :oops:

Par ailleurs je n'ai pas compris pourquoi la signature Lauer, dans la retranscription du texte, était suivie d'un point d'interrogation. Je possède sa biographie qu'écrivit l'une de ses descendantes Caroline Lauer en compagnie de Jean-François Duhard parue aux éditions Pierron en avril 1993.

https://livre.fnac.com/a1033783/J-F-Duh ... iste-lauer

Le général Jean-Baptiste Lauer participa sous les yeux de l'Empereur aux campagnes d'Autriche, de Prusse, de Pologne, d'Espagne, de Russie et de Saxe. Issu de la cavalerie, passé à la gendarmerie en 1801, il occupait la charge de Grand Prévôt, c'est à dire de commandant de la police militaire à l'état-major général de la grande armée. C'est donc sans surprise que l'on retrouve sa signature au bas de cette patente de vivandière.

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Re: Engerau

Message par Bernard » Ven Juin 17, 2022 12:22 pm

Je vais attaquer mon 8e hussards...
Petite étude personnelle pour éviter les grosses bourdes!
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Re: Engerau

Message par Bernard » Ven Juin 24, 2022 9:54 am

Petites questions qui m'intriguent!
LECHEVALIER a écrit :
Lun Mai 02, 2022 12:00 pm
.Immédiatement derrière les pièces on trouve les avants trains (car l'artillerie française combat « attelée " contrairement à l'artillerie britannique qui combat « dételée » et renvoie ses avant-trains en arrière une fois les pièces déposées.
- Une première ligne de caissons (1 par pièce) est alignée 50 mètres en arrière de la ligne de batterie
- Une seconde ligne de caissons 50 mètres plus loin
- Une troisième ligne (pour les pièces de 12 livres et les obusiers) 50 mètres plus loin
- Une dernière ligne regroupe le reste du charroi* 100 mètres plus loin
Donc, si je comprends bien, les servants d'artillerie doivent traverser la ligne des avants trains pour récupérer les munitions situées dans les caissons? :?:
Ces servants récupèrent chacun une et une seule munition par voyage? :?:
La différence entre un servant d'artillerie et un artilleur? :?: Les diplômes?, la formation? et je suppose la solde? :lol:
La tenue est par contre rigoureusement la même? :?:
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Re: Engerau

Message par LECHEVALIER » Ven Juin 24, 2022 10:38 pm

les servants d'artillerie doivent traverser la ligne des avant-trains pour récupérer les munitions situées dans les caissons?
Oui c'est tout à fait cela. Contrairement à l’artillerie britannique qui laisse ses caissons à l'arrière et emploie ses avant-trains pour réapprovisionner ses pièces. La configuration du matériel d'artillerie britannique est en cela très différent du matériel français d'où une doctrine d'emploi totalement différente elle aussi.
Ces servants récupèrent chacun une et une seule munition par voyage?
Ce pourrait être une solution et vous avez bien noté que pour chaque pièce on dénombre presque autant de servants que de canonniers ou de bombardiers. Vous avez observé aussi que contrairement au pièces britanniques sur les affûts d'artillerie français se trouve un coffret muni de deux brancards. Il contient les premiers coups complets destinés à approvisionner la pièce avant même que les caissons à munitions aient rejoint la batterie. Les brancards sont destinés à faciliter le transport du coffret par deux à quatre servants lesquels assurent l'approvisionnement des pièces*. L'avant train d'artillerie est lui même conçu pour supporter le coffret en position transversale. Je ne pense pas pour autant qu'il soit employé pour le réapprovisionnement, l'espace entre la batterie et les premiers caissons à munitions n’autorisant pas de telles manœuvres. Je crois qu'il permet simplement de positionner le coffret à hauteur d'homme afin de faciliter la manutention des coups complets.
La différence entre un servant d'artillerie et un artilleur? Les diplômes?, la formation?
Dans le système voulu par Monsieur de Gribeauval, chaque régiment d'artillerie est adossé à une école d'artillerie qui forme principalement le personnel du régiment . Parmi ceux-ci on distingue outre les cadres officiers et sous-officiers :

- Les canonniers chargés de mettre en œuvre les canons
- Les bombardiers chargés de mettre en œuvre les obusiers
- Les artificiers chargés de confectionner les coups complets (parfois appelés garde-magasins)
- Les ouvriers chargés réparer le matériel d'artillerie
- Les servants chargés d'approvisionner les pièces

Pour autant tous sont des artilleurs

Il faut aussi comprendre qu'à coté de l'artillerie de campagne (artillerie à pied, artillerie à cheval) , on trouve l'artillerie de siège, l'artillerie de montagne, l'artillerie de place et l'artillerie de port parfois désignée artillerie de marine qui chacune dispose de matériel spécifique supposant une formation appropriée. Ainsi l'école d'artillerie ne forme pas uniquement le personnel du régiment qu'il côtoie mais aussi des artilleurs affectés à d'autres formations.
et je suppose la solde?
D'ordre général les servants sont des artilleurs de deuxième classe. C'est donc parmi les canonniers autour de la pièce que l'on trouve en majorité les artilleurs de première classe, les caporaux et les sous-officiers.

La tenue est par contre rigoureusement la même?

Globalement tous portent le même uniforme : habit bleu, parements et retroussis écarlates, revers, collet et pattes de parement bleu soutachées d'écarlate. Les épaulette apparaissent et disparaissent au grès des campagnes sans que je sois parvenu à trouver une explication toujours très convaincante. En tout cas elle ne me semble pas distinguer les servants des canonniers

Pourtant certaines spécialités se singularisentt par des tenues particulières

Sous l'ancien régime les artificiers et les gardes magasins se distinguaient par des parements, un collet et des retroussis bleu céleste. Les ouvriers d'artillerie avaient quant à eux des collets des revers et des parements écarlates.

Ces couleurs distinctives perdureront en partie sous l'empire mais tous reviendront aux retroussis écarlate sans doute parce qu'ils sont tout à la fois la marque distinctive de l'artillerie mais aussi et surtout de l'infanterie de la Garde.

Durant la campagne d'Égypte, on observera bien des ouvriers d'artillerie portant des distinctives jaunes (collet et parement) mais cette fantaisie ne survivra pas au rapatriement en France du corps expéditionnaire français. Ils reviendront bien vite au collet écarlate qui les distingue. Durant l'Empire on observe qu'ils portent tantôt le collet écarlate et les revers bleu et tantôt l'inverse.

Si le collet des artilleurs est bleu soutaché d'écarlate, on trouve souvent l'inverse au sein de l'artillerie régimentaire, peut-être pour rappeler qu'elle est issue de l'infanterie. Cette fantaisie se retrouvera d’ailleurs chez quelques officiers d'artillerie à pied.

* Dans cette optique j'ai constitué deux équipes de deux servants (les uns en pré Bardin les autres en tenue à la Bardin) à base de figurine Vitrix portant un coffret à munitions afin de figurer le rôle de ces « obscurs et sans grade » pourtant indispensables au bon fonctionnement de l'artillerie.

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Re: Engerau

Message par Bernard » Lun Juin 27, 2022 6:06 am

LECHEVALIER a écrit :
Ven Juin 24, 2022 10:38 pm
les servants d'artillerie doivent traverser la ligne des avant-trains pour récupérer les munitions situées dans les caissons?
Oui c'est tout à fait cela. Contrairement à l’artillerie britannique qui laisse ses caissons à l'arrière et emploie ses avant-trains pour réapprovisionner ses pièces. La configuration du matériel d'artillerie britannique est en cela très différent du matériel français d'où une doctrine d'emploi totalement différente elle aussi.
Une petite idée sur les autrichiens? :?:
LECHEVALIER a écrit :
Ven Juin 24, 2022 10:38 pm
* Dans cette optique j'ai constitué deux équipes de deux servants (les uns en pré Bardin les autres en tenue à la Bardin) à base de figurine Vitrix portant un coffret à munitions afin de figurer le rôle de ces « obscurs et sans grade » pourtant indispensables au bon fonctionnement de l'artillerie.
C'est quand même très triste de ne pouvoir, nous aussi, profiter de ces merveilles... :(
La fête des pères est passée...
Toujours pas d'appareil photo? :?: :lol:
:D :D :D
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Re: Engerau

Message par Bernard » Ven Juil 08, 2022 6:29 am

Mise en place des Autrichiens

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La brigade Hoffmeister, avec le 3e Chevau-légers au premier plan.
Le 58eIR allemand s'étant barricadé juste derrière, dans les premières maisons d'Engerau.
Le général en chef, le GM Bianchi surveille son dispositif sur la butte de l'église.

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Le 60eIR hongrois à la pointe du dispositif autrichien. Tirailleurs déployés dans la plaine.

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Le 39eIR hongrois retranché dans l'Aupark.

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Une partie de la brigade de miliciens Zinzendorf en soutien dans les bois derrière Engerau.

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L'Etat-Major autrichien s'est tranquillement installé dans l'auberge au 1er étage.
Tandis que l'infirmerie, elle, est dans les bois sous tentes!
Privilège du grade... :lol:

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Une section de 12 protège le côté ouest du dispositif.

Image
Tandis qu'un autre section de 12 protège le côté est.

J'entends, au loin, la cavalerie française du GB Piré qui arrive!
Ça va saigner!
Sus à l'ennemi!
Vive l'Empereur! :mrgreen:
:D :D :D
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Re: Engerau

Message par LECHEVALIER » Lun Juil 18, 2022 5:02 pm

Bernard a écrit

les servants d'artillerie doivent traverser la ligne des avant-trains pour récupérer les munitions situées dans les caissons?
https://www.flickr.com/photos/theadvent ... 272466133/

Je suis un peu dubitatif quant à l'historicité de la scène. L'avant train que pousse ce brave sergent d'artillerie à pied me semble trop petit pour une pièce de 8. Elle suppose surtout que l'on ai dételé l'avant train de ses chevaux ce qui est contraire à la doctrine d'emploi. Par ailleurs, je n'ai pas connaissance d'un matériel spécifique destiné "brouetter" le coffret à munitions du moins au niveau des batteries elles-mêmes. La taille de cet avant-train me faire plutôt penser à ces micro-canons qui peuplent les scènes de reconstitutions. C'est ce qui apparaît sur les photos suivantes.
En dépit de mes doutes, cela n'en constitue pas moins une possibilité originale pour déplacer des munitions et je pourrais me laisser tenter par une scène semblable au niveau du parc d'artillerie si je devais en réaliser un.

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Re: Engerau

Message par Bernard » Mar Juil 19, 2022 7:42 am

J'aime beaucoup l'idée, même si moi aussi, je ne la pense pas historique.
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C'est un caporal.

Très pris par le jeu Nécromunda, afin d'occuper aussi, mon fils ainé, je vous montre quand même l'arrivée en fanfare des premiers escadrons du 8e Hussards!
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Menés par le colonel Laborde.

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La tension monte... :lol:
:D :D :D
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Re: Engerau

Message par LECHEVALIER » Mar Juil 19, 2022 4:41 pm

Pour le caporal vous avez sans doute raison. La couleur des deux sardines semblaient si proche de la couleur des boutons j'ai cru à un sergent-major. L'absence d'épaulettes de fils mêlés or et écarlate aurait du me détromper.
Les caporaux ont semble-t-il porté des insignes écarlates au début de l'Empire puis des galons jaunes bordés de rouge. C'est bien la tenue de notre artilleur pousseur de brouette.

Concernant le 8° hussards et au delà de son appartenance à la division Lasalle, leur uniforme est l'un des plus seyant qui soit. Outre le fait qu'il s'habille de vert et d'écarlate - couleurs préférées de l'Empereur - cette tenue sera celle des quatre régiments de Gardes d'Honneur; avec un shako écarlate il est vrai.

Vous avez, pour représenter le colonel Baron Deban de Laborde, choisi une figurine coiffée d'un bicorne. C'est un peu étonnant lorsque l'on sait qu'il protège mal des coups de sabre. Nombre de chef de corps de cavalerie légère lui préfère le colback au shako.
Marbot dans ses mémoires relate qu'il faisait ainsi le service d'aide de camp, mais dut troquer pour un temps son colback dont il ne supportait plus le poids contre un bicorne après avoir été blessé à la tête.

Pour le colonel Delaborde me direz-vous cela ne fera pas de différence. Il peut bien être coiffé d'un colback, d'un bicorne, d'un shako ou même aller au combat nue tête puisqu'il sera tué à Wagram d'un boulet.

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Re: Engerau

Message par Bernard » Mer Juil 20, 2022 6:50 am

LECHEVALIER a écrit :
Mar Juil 19, 2022 4:41 pm
Pour le caporal vous avez sans doute raison. La couleur des deux sardines semblaient si proche de la couleur des boutons j'ai cru à un sergent-major. L'absence d'épaulettes de fils mêlés or et écarlate aurait du me détromper.
Les caporaux ont semble-t-il porté des insignes écarlates au début de l'Empire puis des galons jaunes bordés de rouge. C'est bien la tenue de notre artilleur pousseur de brouette.
Un caporal ou peut-être un canonnier de 1ère classe.
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Image
Je vois mal, un sergent major de l'artillerie pousser une brouette! :lol:
LECHEVALIER a écrit :
Mar Juil 19, 2022 4:41 pm
Vous avez, pour représenter le colonel Baron Deban de Laborde, choisi une figurine coiffée d'un bicorne. C'est un peu étonnant lorsque l'on sait qu'il protège mal des coups de sabre. Nombre de chefs de corps de cavalerie légère lui préfère le colback au shako.
Je me dois de rentabiliser mes figurines...
J'ai donc récupéré mon général Lasalle de chez Essex miniatures (figurine moyenne pour un si prestigieux général) et je l'ai transformé en colonel Laborde! :wink:
Comme ça, en bicorne, je le repère tout de suite sur le champ de bataille, sans faire d'entorse à l'Histoire.
Le chef d'escadrons Bartholet est en colback et le chef d'escadrons Maréchal en shako!
Comme ça, pas de jaloux!

J'en profite pour poser une question.
Chez les Autrichiens, 2 escadrons forment une division.
Mais chez les Français? :?:
On dit aussi une division? :?: :?:
:D :D :D
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