12 octobre 1999 : Six milliards d'hommes sur la Terre.

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jacknap1948
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12 octobre 1999 : Six milliards d'hommes sur la Terre.

Messagepar jacknap1948 » Jeu Oct 12, 2017 8:00 am

12 octobre 1999 : Six milliards d'hommes sur la Terre.


Le 12 octobre 1999, selon une estimation des démographes de l'ONU, la population de la Terre aurait atteint le seuil symbolique de six milliards d'êtres humains vivants.

Le secrétaire général, Kofi Annan, a décerné à un nouveau-né de Sarajevo l'honneur d'avoir franchi le premier ce cap symbolique.

L'humanité a connu à ce jour deux grandes poussées démographiques.
- La première est issue de la sédentarisation des hommes et du développement de l'agriculture, au Moyen-Orient, en Chine, au Sahara et dans les Andes, il y a moins de 10.000 ans.
- La seconde poussée démographique se déroule sous nos yeux ; elle a débuté au début du XX° siècle avec l'amélioration générale de l'hygiène mais est en voie d'achèvement.


Nos ancêtres et nous :

Depuis les débuts de l'humanité, il y a trois millions d'années, on évalue à 80 milliards le nombre de visiteurs humains sur cette planète.

La France en a accueilli 5 milliards environ, du fait de sa situation et de son climat privilégiés.

Elle fait figure de record mondial par la densité de ses tombes !

Il y a 35.000 ans seulement que l'humanité a franchi le cap du... million d'individus vivants !

Les glaciations ont favorisé l'expansion des hommes sur toutes les terres émergées en abaissant le niveau des mers et en reliant plus ou moins les terres entre elles.

Plus près de nous, il y a moins de 10.000 ans, la sédentarisation suivie de l'agriculture ont favorisé un nouveau bond démographique.

250 millions d'hommes vivaient sur la Terre au temps du Christ, il y a 2.000 ans.

Cinq siècles plus tard, à la fin de l'Antiquité, la population mondiale avait décliné aux environs de 200 millions d'hommes, sous l'effet de la dénatalité, des désordres et des invasions qui avaient affecté les deux grands empires de l'époque (Rome et la Chine).

La croissance a repris, plus ou moins régulière, avec en particulier un doublement de la population en Chine et en Europe au XVIII° siècle, en raison d'une élévation de la température et d'une amélioration des rendements agricoles.

L'humanité a ainsi atteint un milliard d'individus au milieu du XIX° siècle.

Sa croissance s'est poursuivie à un rythme accéléré jusqu'à la fin du XX° siècle (2,5 milliards d'hommes vers 1950 et 6 milliards vers 2000) grâce à l'amélioration de l'hygiène et aux progrès de la médecine préventive (vaccinations).

Ce dynamisme démographique est allé de pair avec une amélioration générale des conditions de vie.

C'est encore plus vrai dans les pays du tiers monde que dans les pays occidentaux, ainsi que le montre Jean-Claude Chesnais.

Dans un essai bien argumenté : "La revanche du tiers-monde" (Robert Laffont, 1987), l'historien démographe fait litière des sombres prophéties inspirées du pasteur anglais Robert Malthus (1766-1834) et qualifiées pour cette raison de «malthusiennes».

La population de la Terre au fil des âges (d'après J.N. Biraben) :
- 35.000 : 1 million d'hommes ;
- 10.000 : 10 millions d'hommes ;
- 5.000 ( agriculture) : 80 millions d'hommes ;
J.C. : 250 millions d'hommes ;
+ 500 : 200 millions d'hommes ;
+ 1.500 : 460 millions d'hommes ;
+ 1.800 : 800 millions d'hommes ;
+ 1.900 : 1,600 milliards d'hommes ;
+ 1.950 : 2,500 milliards d'hommes ;
+ 1.999 : 6,000 milliards d'hommes.

Aujourd'hui, partout dans le monde, la taille des familles se réduit à mesure que les jeunes filles acquièrent de l'instruction et des droits sociaux.

De la sorte, la population mondiale croît de moins en moins vite et l'explosion démographique du XX° siècle ne sera sans doute bientôt plus qu'un lointain souvenir : suite à la baisse quasi-générale de l'indice de fécondité à la fin du XX° siècle, la population mondiale devrait plafonner aux environs de 8 ou 9 milliards vers 2050.

À l'exception de l'Afrique noire, dont la fécondité ne semble pas s'essouffler, et de cas particuliers comme le Proche-Orient, où les rivalités politiques s'accompagnent de défis démographiques, toutes les régions du monde connaissent une baisse plus ou moins brutale de la fécondité.

L'Amérique latine a surpris les experts par la rapidité de cette baisse.

Le cas le plus troublant reste celui de la Russie, menacée d'implosion du fait de sa très faible natalité et de la pression démographique de ses voisins (Chine et monde arabe).


Bibliographie

En matière de démographie, la France dispose de spécialistes de réputation mondiale qui se sont formés dans le sillage du regretté Alfred Sauvy.

Sur l'évolution du nombre des hommes, on peut consulter avec profit l'article de Jean-Noël Biraben, dans Population & Sociétés (Numéro 394, octobre 2003).

Ce bulletin mensuel de grand intérêt et accessible aux non-spécialistes est publié par l'INED (Institut national d'études démographiques, Paris).


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