05-07-1809 : Début de la Bataille de Wagram.

Modérateurs : Staff Forum, Modérateur temporaire

Avatar de l’utilisateur
jacknap1948
Donateur
Messages : 3271
Inscription : Jeu Jan 22, 2009 6:32 pm
Localisation : 93 + 83 + 22

05-07-1809 : Début de la Bataille de Wagram.

Message par jacknap1948 » Jeu Juil 05, 2018 6:48 am

5 Juillet 1809 : Début de la Bataille de Wagram.


Le 5 Juillet 1809 à Enzersdorf (Autriche), début de la Bataille de Wagram.

Image

L'Empereur bivouaque sur le champ de Bataille.


LES AMIS DU PATRIMOINE NAPOLÉONIEN.


______________ ______________ ______________ ______________ ______________


Armée Autrichienne

Pendant les deux jours de bataille, Charles ne put compter que sur la principale armée autrichienne, la Kaiserlich-königliche Armee.

L'archiduc avait prévu que l'armée de l'archiduc Jean d'Autriche participe à la bataille, mais cette dernière n'arriva qu'à la fin du second jour.

Par conséquent, les forces autrichiennes disponibles se chiffrent à 137.000 hommes et 415 pièces d'artillerie.

L'armée autrichienne fut divisée en plusieurs corps :
- Avant-garde sous le commandement du lieutenant général Armand von Nordmann
- I° Corps : Général de Cavalerie Comte Heinrich Johann de Bellegarde
- II° Corps : Lieutenant général prince Friedrich Franz Xaver de Hohenzollern-Hechingen
- III° Corps : Lieutenant général Johann Kollowrat
- IV° Corps : Lieutenant général prince Franz Seraph de Rosenberg-Orsini
- VI° Corps : Lieutenant général Johann von Klenau
- I° Corps de Réserve : Général de cavalerie Johann Ier Joseph, prince du Liechtenstein

Le V° Corps (9.000 hommes) sous le commandement du prince Heinrich XV Reuss de Plauen fut laissé de côté afin de surveiller les lignes de communication entre la Bohême et la Moravie, il ne prit donc pas part au combat.


Armée Française

Contrairement à son homologue autrichien, Napoléon put rassembler deux armées secondaires pour la bataille à venir.

La première, l'Armée d'Italie, vint d'Italie du Nord jusqu'à Vienne et était sous le commandement du vice-roi d'Italie, le prince Eugène.

La seconde était le XIeme Corps de l'Armée de Dalmatie, commandé par le général de division Auguste de Marmont.

Cependant, ces deux armées n'arrivèrent sur le champ de bataille que le 6 juillet à midi, en même temps que le division bavaroise du général Carl Philipp von Wrede du VII eme Corps.

Par conséquent, Napoléon rassembla 165.000 hommes et 433 pièces d'artillerie, organisés en Corps, divisant la Grande Armée d'Allemagne :
- La Garde Impériale sous le commandement direct de Napoléon;
- II° Corps commandé par le général de division Nicolas Oudinot;
- III° Corps commandé par le maréchal d'Empire Louis-Nicolas Davout;
- IV° Corps commandé par le maréchal d'Empire André Masséna;
- VII° Corps sous le commandement du maréchal François Joseph Lefèbvre (absent) en plus de la division bavaroise du général de Wrede;
- IX° Corps (Franco-Saxon) du maréchal Jean-Baptiste Bernadotte;
- XI° Corps (Armée de Dalmatie) du général de division Auguste de Marmont;
- Le Corps de Réserve de Cavalerie (3 divisions de cavalerie lourde) du maréchal Jean-Baptiste Bessières.

L'armée d'Italie, qui constituait l'avant-garde de l'armée napoléonienne, était composée de deux Corps et d'un bataillon de gardes :
- Un détachement du régiment des Gardes Italiens Royaux du général de division Fontanelli;
- V° Corps du général de division Étienne-Jacques-Joseph Macdonald;
- VI° Corps du général de division Paul Grenier.

Napoléon disposait également d'une artillerie massive sur l'île de Lobau : 28 canons de 18 livres, 24 de 12, 17 mortiers lourds de 28 centimètres de circonférence, 10 obusiers et un nombre important de petits calibres (4 et 6 livres).


Champ de bataille

La bataille eut lieu à environ 10 km au nord-est de Vienne, dans les plaines de Marchfeld.

Située sur la rive gauche du Danube, la ville de Presbourg, où l'armée de l'archiduc Jean est stationnée, n'est située qu'à 40 km du champ de bataille.

La plaine de Marchfeld était une vaste et presque entièrement plate étendue agricole, recouverte partiellement de cultures en ce mois de juillet.

En 1809, il existait plusieurs villages, séparés par de courtes distances, la plaine était délimitée au nord par un fleuve, le Russbach, aux rives couvertes de végétations fluviales.

Le fleuve fut un véritable obstacle à la cavalerie, et la traversée de l'artillerie nécessita la construction de ponts.

Au nord du fleuve existait une sorte d'escarpement au niveau du village de Deutsch-Wagram, lui donnant ainsi son nom.

Les villages tout au long du Russbach représentent pour l'armée autrichienne des positions défensives stratégiques, alors que derrière le Russbach s'étend l'escarpement de Wagram, excellent point d'observation.

Le champ de bataille sera délimité au nord par le village de Deutsch-Wagram, à l'ouest par le village de Kagran, au sud par les villages d'Aspen et d'Essling et à l'est par le village de Glinzerdorf.


Description

Le 5 juillet, Lobau fut transformée un entrepôt géant, et Napoléon était prêt.


Stratégies

La stratégie de Napoléon consista à faire diversion au nord de Lobau, au niveau du site de la bataille d'Aspern-Essling, dans le but d'attirer l'armée autrichienne à ce niveau.

Parallèlement, il comptait traverser le Danube à l'est de ce point, afin de pouvoir flanquer l'armée autrichienne, cette stratégie lui évitait une attaque directe en traversant le Russbach, et lui permettait d'encercler une armée autrichienne sans issue.

Charles savait quant à lui que Napoléon allait traverser au même endroit que précédemment.

Mais plutôt que de défendre la rive gauche sous le feu de l'artillerie française de Lobau, ou même essayer de défendre les plaines de Marchfeld —le terrain accidenté étant trop avantageux pour les troupes légères de Napoléon —, il retira la majeure partie de son armée derrière le Russbach, en forme de V, ses deux extrémités se situant au niveau des villages de Süssenbrunn à l'ouest et de Markgrafneusiedl à l'est, le sommet de ce dernier se situant au niveau du village de Wagram.

Charles oscilla constamment entre une stratégie offensive et défensive, mais à l'aube de la bataille, il décida de conserver cette disposition dans le but d'utiliser une aile afin d'encercler Napoléon lors de son attaque sur l'autre aile.

La communication étant défaillante, il en résulta que le lieutenant-général Nordmann qui commandait l'avant-garde sur la gauche autrichienne, conserva une position qu'il ne devait pas occuper.


Premières manœuvres

Grâce à sa tête de pont fortifiée, Napoléon fit traverser le Danube à ses 165.000 hommes pendant la nuit du 4-5 juillet.

Son armée était composée du II° Corps d'Oudinot, du III° Corps de Davout, du IV° Corps de Masséna, de l'Armée d'Italie de Beauharnais, du IX° Corps Saxon de Bernadotte et du XI° Corps de Marmont.

Notons également la présence de la Garde Impériale, de la réserve de cavalerie de Bessières et du contingent bavarois de Carl von Wrede, qui arriva le 6 juillet après 6 jours de marche.

Parallèlement, Charles ne prit pas le soin de réunir toutes ses forces disponibles.

Une brigade du Corps de Johann Kollowrat fut mise à l'écart, le V° Corps du prince Heinrich XV de Reuss-Plauen fut considéré comme réserve et conservé au nord-ouest, et les forces de l'archiduc Jean furent laissées à Presbourg.

Enfin, quelques divisions supplémentaires pouvaient être appelées en renfort de Galicie et de Bohême.

Si Charles avait rassemblé toutes ses forces à Wagram, il aurait bénéficié de 60.000 hommes supplémentaires.

Son armée était composée de l'avant-garde d'Armand von Nordmann, du I° Corps d'Heinrich Graf von Bellegarde, du II° Corps du prince Friedrich de Hohenzollern-Hechingen, du III° Corps de Kollowrat, du IV° Corps du prince Franz Seraph of Rosenberg-Orsini, du VI° Corps de Johann von Klenau (Klenau prit les commandes de ce corps en remplacement de Johann Von Hiller à l'aube de la bataille), de la réserve de Grenadiers et de cavalerie de Johann Liechtenstein. Le 5 juillet, Napoléon déployait ses troupes près d'Aspern et d'Essling.


Premier Jour

L'artillerie autrichienne pilonnait intensément les deux villages pendant que l'armée française se déployait.

Quelques avant-postes sous le commandement de Nordmann et Klenau ont été envoyés, les troupes de Nordmann ayant perdu 50 % de leurs effectifs mais conservant cohésion et efficacité.

À midi, toute la zone voisine d'Aspern et d'Essling fut aux mains des Français.

Plus tard dans l'après-midi, l'armée française forma un demi-cercle avec Masséna à l'extrême gauche, Bernadotte, Eugène et Oudinot au centre, et Davout à l'extrême droite, épaulé par deux brigades de cavalerie couvrant son propre flanc droit afin de faire face à l'arrivée anticipée de l'archiduc Jean.

Aux environs de 18 heures, dans le but de commettre une action décisive lui donnant l'avantage au terme de cette première journée mais également afin d'éviter l'arrivée de l'archiduc Jean, Napoléon ordonna une attaque sur le centre autrichien, visant en particulier les Corps de Bellegarde et Hohenzollern tout au long du Russbach.

L'attaque fut peu coordonnée et s'avéra être désastreuse.

Les forces autrichiennes furent préalablement repoussées de Wagram, avant que Charles ne puisse rallier à lui ses hommes et ne repousse les Français.

Les contre-attaques autrichiennes permirent alors de récupérer tout le terrain concédé à Napoléon pendant son offensive.

Les combats de rues de Aderklaa furent un avant-goût de la bataille du lendemain, et se sont caractérisés par une abondance de tirs dits amis, notamment lorsque les Italiens de MacDonald tirèrent sur les troupes saxonnes de Bernadotte, leurs uniformes blancs les ayant fait confondre avec les Autrichiens.


WIKIPÉDIA
À mon très grand ami Patrice († 58).
À ma petite belle-fille Gaëlle († 31).

Répondre

Revenir vers « L'agenda de l'oncle Jacques »